
Eh oui, je suis enseignante de niveau primaire. Aujourd'hui, par le biais de la revue "Plein Soleil", j'ai le plaisir de vous faire part de mon expérience, ayant eu à quelques reprises, un enfant diabétique dans ma classe.
Tout d ' abord, au niveau primaire, nous avons à composer avec plu- sieurs catégories d'enfants dont les problèmes sont variés tels que: de multiples handicaps physiques, des difficultés d'apprentissage, d'adaptation, des troubles au niveau de l'audition, de la vue, etc.
À cela, s' ajoute les particularités de l' enfant diabétique dont il sera question dans cet article.
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À cet effet, je remarque que l'enfant diabétique devient rapidement auto- nome. Très jeune, il est confronté à des responsabilités où il est appelé "à se prendre en mains". Ainsi, il doit manger à des heures régulières, apprendre à connaître et à faire des choix au niveau des aliments, il est à l'écoute des signaux envoyés par son corps et tente de les décoder.
Bref, il commence à s'auto-discipliner dans son traitement comme dans ses autres activités. Certes, ce n'est pas toujours facile, mais n'y a-t-il pas là, un lien avec le mode de vie que s'impose volontairement nos futurs chefs politiques, vedettes sportives ou autres? Ainsi, cet enfant développe de nombreuses habiletés et celles-ci s'avéreront très utiles, lors de ses nombreux apprentissages, peu importe la matière scolaire.
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À ce niveau, je trouve très important que l'enfant puisse expliquer lui-même en quoi consiste le diabète, qu'il réponde aux interrogations de ses copains et copines.
À sa façon, il démystifie la maladie et les amène à réaliser qu' il peut participer comme eux à toutes les catégories d' activités; mais que certaines demandent un peu plus de précautions.
Personnellement, je dois avouer que je trouve toujours impressionnant d'entendre un enfant parler de pancréas, d'hypoglycémie, de glucomètre, etc. et cela, dans la plus grande simplicité. De la part de ses camarades, il en découle une bonne compréhension, beaucoup de respect et non de la pitié.
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Tout d'abord, je crois extrêmement important que les parents informent la direction de l'école ainsi que les différents intervenants scolaires, de I'état de santé de l'enfant et des répercussions que cela peut entraîner chez ce dernier. Peut -être, s'interrogera-t-on sur le sens d'une telle démarche?
Tout simplement, à cet âge, l'enfant est déjà
en interaction avec plusieurs enseignants et enseignantes: éducation
physique, musique, anglais, etc. Une réaction secondaire comme une
hypoglycémie par exemple, peut amener des changements de comportements
per- ceptibles chez l'enfant et remarqués par les différents
intervenants à l'école. Dès lors, on peut présumer
que le personnel concerné saura adapter une démarche plus appropriée
à la situation.
Je ne saurais terminer cet article, sans parler de mon rôle
en tant qu'enseignante. Pour moi, avoir un élève diabétique
dans ma classe n'est en aucun point problématique. Au contraire, c'est
là une situation avec laquelle je suis très familière,
puisque dans ma famille, mon jeune frère est diabétique depuis
l'âge de dix ans. Ainsi, lorsqu'arrive un nouvel enfant diabétique,je
peux le rassurer et lui faire part de mon vécu personnel à ce
sujet. À cela, s'ajoute mon rôle de l'accompagner dans son cheminement
personnel, de le supporter lorsque surviennent certaines difficultés,
d'être à l'écoute et de répondre le plus adéquatement
possible à ses besoins.
En terminant, je tiens à remercier le comité de rédaction de la revue "Plein Soleil" de m'avoir donné l'opportunité de m'exprimer sur un sujet qui me tient à coeur. À tous les parents qui ont un enfant diabétique et à tous les enfants diabétiques, j'ajoute que le diabète n'est pas un frein à l'apprentissage scolaire et l'enfant diabétique peut s'avérer au même titre qu'un autre élève, un véritable "rayon de soleil" pour son environnement immédiat.
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Nous les publierons pour qu'ils puissent aider les autres diabétiques.
Merci
Conçu et réalisé par Pierre Roberge